Dans le tableau de bord du Centre de recherche européenne (JRC) portant sur les investissements en R&D industrielles de 2025, la France est classée 2ème dans l’UE.
Le tableau de bord du JRC
Depuis 2004, le tableau de bord des investissements en recherche et développement (R&D) industriels de l'UE est publié chaque année. Il recense des données financières détaillées et une analyse des tendances des investissements mondiaux en R&D des entreprises, en particulier celles dont le siège social se situe dans l'UE.
Le tableau de bord 2025 couvre les 2 000 premières entreprises mondiales investissant en R&D, qui représentent environ 90 % de la R&D financée par les entreprises à l'échelle mondiale, et détaille les 800 premières entreprises basées dans l'UE. Il consacre également un chapitre aux technologies vertes.
Contexte européen en matière de R&D
Le tableau de bord du JRC s’inscrit dans le contexte de l’objectif de l’UE d’investir 3 % du PIB en R&D et des initiatives politiques connexes inscrites dans la Boussole de la compétitivité, afin de stimuler la croissance économique au sein de l'UE. Ces initiatives, incluant la stratégie de l'UE pour les startups et les scale-ups, la loi européenne sur l'innovation ou encore le projet de 28e régime, font suite aux rapports Draghi et Letta.
Bien que les investissements mondiaux en R&D aient progressé en 2024, le taux de croissance des investissements en R&D de l’UE est le plus faible depuis la pandémie de COVID-19 en 2020. Ces investissements se concentrent dans trois secteurs clés : les TIC, la santé et l’automobile. Ils représentent au total 80 % des investissements en R&D des 2000 premières entreprises.
Au niveau européen, les investissements sont particulièrement concentrés dans le domaine automobile, pour 87 milliards d’euros d’investissements en 2024, soit deux fois plus que les investissements japonais et américains, même si celui-ci constate quelques ralentissements. Les investissements sont par ailleurs en hausse dans les domaines des énergies renouvelables, de l’industrie aérospatiale, de la défense européenne, ainsi que de la santé. En ce qui concerne les TIC, les entreprises européennes sont néanmoins plus en difficulté, les investissements étant largement en baisse.
Au global, la R&D européenne semble tout de même en retard par rapport aux Etats-Unis. En effet, en 2024, les entreprises américaines affichaient une intensité de R&D moyenne de 8,4 %, contre 4,4 % pour les entreprises de l'UE.
En outre, la capacité d’innovation est de plus en plus concentrée entre les mains d’une poignée d’entreprises : des géants américains dans le secteur des logiciels et du matériel informatique.
La place de la France
Au sein même de l’UE, la France se place au second rang des investissements en R&D, après l’Allemagne. Elle abrite 119 des 800 plus grandes entreprises d’investissement en R&D de l’UE, ce qui fait d’elle un des plus gros contributeurs européens dans de nombreux domaines technologiques stratégiques.
La part des entreprises des pays leaders de l'innovation (Danemark, Finlande, Pays-Bas, Suède) dans les investissements a par ailleurs augmenté au cours de la dernière décennie. Leur cadre réglementaire et politique est en effet propice à la création d’entreprises à forte intensité de R&D.
Pour plus d'informations
Lire la publication du JRC


