L’Union européenne veut favoriser les investissements en faveur de la biodiversité

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À quelques mois de la COP17 sur la biodiversité, qui se tiendra en octobre 2026 à Erevan en Arménie, la Commission européenne insiste sur l’importance de la protection de la biodiversité et d’attirer des financements dans ce domaine, afin de mettre en œuvre le cadre mondial de Kunming-Montréal adopté en 2022.


Les engagements mondiaux en matière de biodiversité

Le cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, adopté lors de la COP15 en 2022, fixe plusieurs objectifs ambitieux à atteindre d’ici 2030 et 2050.

Les objectifs de cet accord international sont déclinés en quatre catégories : protéger et restaurer, prospérer avec la nature, partager équitable les bénéfices, et investir et collaborer. Ils sont également précisés par 23 cibles à atteindre d’ici 2030 dont la protection de 30 % des terres et des océans, la restauration des écosystèmes dégradés, et l’augmentation du financement pour la biodiversité. Les parties se sont en effet engagées à générer 200 milliards d’euros d’investissements par an en faveur de la biodiversité d’ici 2030.

La COP17 de 2026 constituera une étape importante pour évaluer les progrès réalisés par les États signataires dans l’application de leurs engagements.


Les progrès de l’UE

Ces dernières années, l'UE a renforcé sa politique en faveur de la biodiversité, notamment grâce au Règlement relatif à la restauration de la nature, à la feuille de route pour les crédits de protection de la nature et à ces initiatives en faveur de la protection de l'eau, des sols et des écosystèmes.

Dans ce cadre, les Etats membres établissent désormais leurs plans nationaux de restauration de la nature avec des actions concrètes en faveur des écosystèmes et de l’adaptation au changement climatique, tout en s’appuyant sur le réseau Natura 2000, qui assure la protection de 27 000 sites naturels en Europe.


Le besoin de financements

Pour poursuivre ces actions et renforcer leur impact, la question du financement apparaît cependant comme l’un des principaux défis.

Les besoins mondiaux en investissements pour la biodiversité restent largement supérieurs aux financements actuellement mobilisés, qu’ils soient publics ou privés. Pourtant, la protection de la nature n’est pas seulement un impératif environnemental, mais aussi économique. La Commission européenne estime en effet que chaque euro investi dans la restauration de la nature peut générer entre 4 et 38 euros d’avantages économiques grâce à des écosystèmes plus sains, à une eau plus propre, à une agriculture plus résiliente et à une réduction des dommages liés au climat.

La Commission européenne considère donc qu’il est nécessaire de développer de nouveaux mécanismes capables d’attirer davantage de capitaux vers la restauration et la préservation des écosystèmes, les financements publics seuls n’étant pas suffisants pour atteindre les objectifs fixés au niveau mondial. Néanmoins, les acteurs économiques peinent encore à intégrer pleinement les enjeux liés à la biodiversité dans leurs modèles économiques et leurs décisions d’investissement.

C’est pourquoi elle met en avant sa feuille de route sur les « crédits nature », afin de créer des incitations économiques permettant aux entreprises d’investir dans la restauration et la conservation des écosystèmes. L’objectif est de renforcer l’attractivité économique des projets favorables à la biodiversité, et de mobiliser davantage de financements privés.

Lors d’un événement organisé à Bruxelles le 21 mai 2026, environ 140 parties prenantes ont échangé sur les moyens de combler le déficit mondial de financement de la biodiversité et de développer des solutions innovantes pour accélérer les investissements dans la nature.


Plus d'informations

Voir les articles de la Commission européenne sur la protection de la biodiversité et le besoin de financement.