Crédits photo : Commission européenne / Peter Lazar
Depuis le 3 juillet, une nouvelle taxe européenne de 3 euros s'applique pour les petits colis importés dans l'UE dont la valeur est inférieure à 150 euros et qui sont expédiés directement au consommateur.
Contexte
En 2025, 5,9 milliards d'articles issus de colis à faible valeur et provenant de pays tiers ont été importés dans l'UE. Cela représente 97 % des articles entrant sur le marché.
Pour remplacer une ancienne franchise douanière sur les colis, la nouvelle taxe visera les marchandises provenant de pays tiers achetées en ligne. L'objectif derrière cette mesure est de faire face à l'afflux de petits colis achetés en ligne en Europe, notamment en provenance de Chine. Ces colis sont perçus comme nuisant aux commerces physiques, à la concurrence loyale et aux objectifs environnementaux. Selon une enquête de l'UE menée en 2025, plus de 60 % des marchandises à faibles valeur importées ne sont pas en conformité avec les normes relatives aux produits et à la sécurité. Elles représentent un risque de dangerosité pour le consommateur.
Objet et fonctionnement de la taxe
La taxe sera prélevée par les autorités douanières et payée par les plateformes, et non par le consommateur directement. Les droits de douane seront ensuite reversés en partie au pays de réception des colis et 75 % intégreront le budget de l'UE pour financer les politiques européennes.
La mesure reste temporaire et s'appliquera jusqu'en 2028. Après cela, une nouvelle typologie de taxes s'appliquera en fonction du classement tarifaire, de l'origine et de la valeur. Le tout sera centralisé sur la plateforme des données douanières de l'UE et une redevance pour les frais de gestion européenne (Union Handling Fee) s'appliquera pour couvrir les coûts liés à la gestion des flux de colis.
En France
Anticipant la mesure européenne, la France a annoncé suspendre, à partir du 1er juillet, la taxe nationale de 2 euros sur les petits colis, applicable depuis mars.
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