Les résultats de l'IMBIE (Ice Sheet Lass Balance Comparison Exercise - Exercice de Comparaison des Bilans de la Calotte Glaciaire), soutenu par l'Agence Spatiale Européenne (ESA) et la NASA, ont été publiés ce mercredi 16 septembre. Entre autres choses, ce document conclut que la fonte des glaciers au Groënland et en Antarctique est responsable d'un quart de la hausse globale du niveau des océans.
Ce rapport retrace les évolutions des glaciers depuis 1972 pour le Groënland et 1979 pour l'Antarctique, en synthétisant un large panel de données de divers missions, allant de la gravitation de la Terre au mouvement des glaciers. En cela, il représente un travail d'analyse complexe de données d'observation de la Terre.
Entre 1979 et 2026 le Groënland et l'Antarctique ont perdu 11 300 milliards de tonnes de glace. Les résultats montrent que 84 % des 3 centimètres de hausse du niveau des océans est dû à l'accélération de la décharge de glace dans les océans par les glaciers, tandis que seulement 16 % était la conséquence de la fonte de la surface de la calotte glacière en elle-même. Si le chiffre, 3 centimètres, peut en lui-même sembler faible, cela représente en réalité 6 à 9 millions de personnes supplémentaires exposées à des inondations côtières et à l'érosion.
La collecte et l'analyse de ces données est rendue possible par les dispositifs d'observation de la Terre depuis l'espace et les différentes constellations et missions satellitaires tels que les satellites Copernicus de la Mission Sentinel dans lesquelles ont investi les Européens depuis les années 1970, ainsi que la collaboration internationale entre scientifiques.


