Le 3 septembre 2026, la Commission européenne a publié une étude qui fait d'une part, l'état de la répartition de la mobilité à travers l'Europe, et, d'autre part, vient explorer ce qui pourrait être fait afin de de rendre la mobilité d'apprentissage plus équilibrée, inclusive et durable. Ce rapport s'inscrit dans la continuité des recommandations du Conseil de 2024 qui fixent comme objectif à l'horizon 2030 un accroissement de la mobilité d'apprentissage tout en la rendant plus inclusive parmi les étudiants de l'enseignement supérieur.
Cette étude se penche sur plusieurs types de mobilités d'apprentissages : les mobilités de diplômes, de crédits et inclusive; et s'appuie sur des comparaisons entre les États membres, les rapports de 29 pays ainsi que sur des études de cas tels que le label "Bienvenue en France".
Le rapport établit qu'il y existe un manque de définition quant à ce que recouvre la notion de "balanced learning mobility" (mobilité inclusive et équilibrée). Celle-ci apparait finalement comme étant un objectif politique contextuel et axé sur les effets, qui s'intéresse à la manière dont les coûts et les avantages de la mobilité universitaire sont répartis entre les étudiants, les établissements, les régions et les États membres, plutôt qu'à la parité des flux en soi.
Ainsi, la mobilité semble déséquilibrée et ce pour plusieurs raisons :
- le choix est laissé aux seuls étudiants ;
- la mobilité reste trop compliquée dans certaines filières ;
- le retour vers le pays d'origine n'est pas assez facilité ;
- l'inclusivité n'est pas suffisamment prise en compte ;
- la participation à la mobilité est conditionnée par des facteurs structurels, financiers, linguistiques, informationnels et institutionnels ;
- la mobilité de diplôme est celle la plus limitée structurellement du fait qu'elle est plus engageante ;
- la mobilité de crédits est la plus facilement modulable ;
- la participation peut augmenter en chiffres globaux tout en restant socialement stratifiée ou géographiquement concentrée.
Il est donc nécessaire de développer un cadre opérationnel commun pour une mobilité équilibrée des diplômes et cela notamment en soutenant la circulation et le retour des étudiants. Pour que cette mobilité soit équilibrée, il est recommandé de diriger activement les destinations de mobilité à travers des incitations et un renforcement des capacités. Par ailleurs, l'inclusion et la durabilité doivent rester des lignes directrices malgré l'importance d'un accroissement général de la participation. Pour cela, le rapport propose d'intégrer l'inclusion comme principe directeur tout en ayant connaissance de sa corrélation avec des résultats de mobilité équilibrés. Plus concrètement, cela passe par le respect de quotas, des financements supplémentaires autant sur les bourses de mobilité qu'à travers l'investissement dans les logements étudiants par exemple.
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Page de présentation du rapport


