Le 12 février 2026, la Direction Générale de l'Environnement (DG ENV) a publié le 7e rapport de l'UE sur la biodiversité. Il constate que l'Union est en bonne voie pour atteindre 16 de ses 45 objectifs.
Contexte
En 2022, le cadre mondial de Kumming-Montréal matière de biodiversité lors de la conférence des Nations unies sur la biodiversité (CBD). Le cadre fixe quatre objectifs mondiaux pour 2050 et 23 objectifs pour 2030 afin d'enrayer et d'inverser la perte de biodiversité dans le monde. Les 45 objectifs de l'UE portent sur tous les éléments de ces 23 objectifs mondiaux.
Conformément aux obligations internationales, toutes les parties à la Convention, y compris l'UE et ses Etats membres, doivent rendre compte de leurs progrès d'ici la fin du mois de février 2026. Ces rapports alimenteront un examen global de la mise en œuvre lors de la COP17 de la CDB, prévue en Arménie, en octobre de la même année, et devraient inciter les parties à intensifier leurs efforts.
Un cadre solide, une mise en œuvre à accélérer
L’évaluation souligne que l’Union et ses États membres disposent d’un cadre législatif et politique structuré pour protéger, restaurer et utiliser durablement les écosystèmes, tout en jouant un rôle moteur dans le financement mondial de la biodiversité.
Cependant, l’atteinte des objectifs dépendra désormais de résultats concrets : restauration des zones humides, amélioration de la santé des forêts et résilience accrue des terres agricoles. L’entrée en vigueur du Règlement sur la restauration de la nature marque à cet égard une étape déterminante en traduisant les engagements en actions opérationnelles au service de la sécurité hydrique, alimentaire et climatique.
Intensification de l’action et soutien financier
Afin d’accélérer la mise en œuvre, plusieurs initiatives ont été lancées, notamment la Stratégie de l’UE pour la résilience dans le domaine de l’eau, le Pacte européen pour les océans et la Nouvelle stratégie pour la bioéconomie de l’UE. Une feuille de route vers des crédits pour la nature vise également à mobiliser davantage d’investissements privés en faveur des écosystèmes.
Parallèlement, les fonds européens — agricoles, halieutiques, régionaux et de recherche — continuent de soutenir la restauration, l’innovation et le développement de modèles économiques favorables à la nature. L’investissement dans la biodiversité est ainsi présenté comme un levier stratégique de prospérité, de résilience et de sécurité à long terme pour l’Europe.



