Climat : L’UE en chef de file pour parer le désengagement américain

In Énergie - Environnement - Climat by Mélissa

Bien qu’elle fût attendue, l’annonce du Président Trump de retirer les États-Unis de l’Accord de Paris, a suscité une profonde déception au sein de la communauté internationale. Ce simple tweet vient en effet mettre à mal de très longues négociations et entacher un des plus beaux succès diplomatiques de ces dernières années. Même s’il est source de préoccupations, le retrait n’est pas le cœur du problème, puisqu’il ne sera effectif qu’en 2020, date à laquelle se clôturera le mandat du président. La conséquence la plus directe et inquiétante réside dans le refus d’honorer les engagements financiers et la participation au Fonds vert. Pour rappel, ce dernier vise à soutenir les pays les plus affectés par le changement climatique.

La condamnation ne s’est pas faite attendre et a été unanime. L’UNFCCC, le bras armé de l’ONU sur le climat a rappelé que l’Accord ne serait pas renégociable. Les autres signataires et acteurs de la société civile se sont rapidement mobilisés, au premier rang desquels nous retrouvons l’UE. Cette dernière a conjointement décidé avec le Canada et la Chine, de convier une conférence ministérielle en septembre pour progresser sur les règles de mise en œuvre de l’Accord.

Il est également certain que nombre d’acteurs américains, dont les villes, continueront à s’engager et à participer activement à la réalisation des objectifs pour le climat. L’Europe est convaincue que les autorités locales ont un rôle de premier ordre à jouer et qu’elles permettront d’atténuer l’impact de cette décision. Le Commissaire Šefčovič a rappelé que l’UE les soutiendrait et que d’autres arguments amèneront progressivement les États-Unis à revoir leur position. « La transition énergétique, l’utilisation des technologies plus propres, l’accroissement de la production énergétique à partir de renouvelables ont un sens au plan économique » et « le monde des affaires américain le comprend de plus en plus ». Seulement quelques semaines après cette nouvelle, le mot d’ordre est on ne peut plus clair : l’Europe, accompagnée de ses partenaires, continuera à aller de l’avant, avec ou sans les États-Unis, pour rendre sa grandeur à notre planète !

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