À partir du 1er juillet 2026, et ce jusqu’au 31 décembre 2026, l’Irlande assurera la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne. Il s’agit de sa huitième présidence du Conseil de l’UE. Elle succède à Chypre, qui clôturera dans les prochains jours ses six mois de présidence.
Une présidence en trois axes
Dévoilé le 9 juin dernier par Aingeal O’Donoghue, l’ambassadrice de l’Irlande auprès de l’UE, le programme de la présidence affiche trois priorités majeures : renforcer la compétitivité de l’économie européenne, améliorer la sécurité de l’Union et défendre les valeurs européennes. La présidence irlandaise entend également faire avancer plusieurs dossiers structurants, parmi lesquels le futur budget européen, l’union de l’épargne et de l’investissement, la transition énergétique et l’élargissement de l’Union européenne.
La compétitivité européenne comme moteur
La compétitivité constitue le principal axe de travail de la présidence irlandaise. Dublin souhaite accélérer la mise en œuvre de la feuille de route « Une Europe, un marché », adoptée au printemps 2026 par les institutions européennes.
L’objectif est de renforcer le marché unique en supprimant les obstacles qui freinent encore la circulation des biens, des services et des capitaux au sein de l’Union. L’Irlande entend notamment faire avancer les travaux sur le « 28e régime », destiné à faciliter les activités transfrontalières des entreprises.
La présidence irlandaise souhaite aussi favoriser une meilleure intégration des marchés financiers européens afin de mobiliser davantage l’épargne des ménages au service des entreprises et des projets stratégiques, au travers de l’Union de l’épargne et de l’investissement, le paquet relatif à l’intégration et à la supervision des marchés financiers (MISP) et le projet d’euro numérique.
Elle poursuivra également les discussions sur le paquet consacré à la souveraineté technologique européenne et sur le Règlement relatif à l’accélération industrielle (IAA), deux textes destinés à renforcer la capacité de l’Union à développer ses propres technologies stratégiques.
Dans le domaine commercial, l’Irlande entend par ailleurs contribuer au renforcement des relations entre l’Union européenne et les États-Unis.
Sécurité, élargissement et futur budget européen : les autres grands chantiers
Au-delà des questions économiques, la sécurité figure parmi les priorités affichées par Dublin. La présidence irlandaise prévoit de poursuivre les travaux sur les capacités de défense européennes, la mobilité militaire, le programme AGILE ainsi que sur la future stratégie européenne de sécurité.
Le soutien à l’Ukraine constitue également un thème transversal du programme. L’Irlande entend poursuivre l’appui financier et politique apporté à Kiev, maintenir la pression sur la Russie à travers les sanctions européennes, et accompagner le processus d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne.
L’élargissement apparaît d’ailleurs comme l’une des priorités politiques majeures de l’Irlande. Le gouvernement souhaite faire progresser les négociations d’adhésion avec l’Ukraine et la Moldavie, tout en poursuivant les discussions avec les pays des Balkans occidentaux, notamment le Monténégro et l’Albanie.
Enfin, la présidence irlandaise jouera un rôle central dans les négociations sur le futur cadre financier pluriannuel (CFP) pour la période 2028-2034. L’Irlande s’est fixée pour objectif de faire progresser ces négociations afin de permettre aux dirigeants européens de parvenir à un accord avant la fin de l’année 2026. Elle sera particulièrement attentive aux négociations sur la PAC et la politique de cohésion.
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