Erasmus+ 2021-2027 : un programme faisant relativement consensus au Conseil

In Éducation - Culture - Affaires Sociales by Honorine Schwarz

Doté d’un budget s’élevant à 30 milliards d’euros pour 7 ans, selon la proposition législative de la Commission européenne, le programme Erasmus+ 2021-2027 était à l’ordre du jour du Conseil des ministres en charge de l’Éducation et de la Jeunesse le 26 novembre dernier.

Pas de grosses surprises dans les discussions, puisque le programme Erasmus+ constitue l’un des programmes européens faisant le plus consens au sein de l’Union européenne. C’est donc sans grand étonnement que les State membres ont félicité le doublement du budget proposé par la Commission européenne pour ce futur programme.

Quelques points de désaccords ont néanmoins surgi lors des discussions entre les États membres, parmi lesquels le nom du programme en lui-même. La Commission européenne avait en effet proposé que le futur programme s’intitule Erasmus. Or, toutes les délégations nationales ont souhaité conserver le nom actuel, désormais bien connu dans l’opinion publique.

Un débat entre les États a ensuite porté sur le sens à donner au terme « inclusivité ». Pour rappel, intégrée à un grand chapitre intitulé « Investir dans les ressources humaines », la proposition de la Commission européenne ne présente aucune nouveauté dans l’architecture du programme, qui restera la même. Il sera en effet composé de trois actions clé principales déjà présentes au sein du programme actuel : mobilité à des fins d’apprentissage, coopération entre organisations et institutions et soutien à l’élaboration des politiques. Une des priorités du nouveau programme sera toutefois de le rendre davantage inclusif et tourné vers les publics fragiles.

L’inclusion sociale est donc le maître mot pour ce futur programme Erasmus+. Mais alors que la France, la Belgique et le Portugal souhaitent que cette inclusion concerne avant tout les publics moins avantagés, la Roumanie et la Bulgarie l’envisage plutôt en termes de territoire. Ces derniers estiment en effet qu’ils sont laissés pour compte par le programme.

Enfin, un certain nombre de délégations nationales, portées par la France, souhaitent la suppression du recours aux actes délégués pour actualiser les indicateurs de suivi du programme, qui laissent une trop grande marge de manœuvre à la Commission européenne une fois le règlement adopté.


Plus d'Information:

La proposition législative sur Erasmus+ 2021-2027

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