Un nouveau “Prêt Industries créatives” à destination des PME culturelles et créatives

Le Fonds européen d’investissement et Bpifrance ont signé le 1er février 2017 le premier accord de garantie soutenu par le nouveau mécanisme de garantie en faveur des secteurs culturels et créatifs du programme «Europe créative». C'est le premier instrument d'investissement de l'Union européenne à couvrir un périmètre aussi large tel que que celui des secteurs culturel et créatif.

Ce nouveau financement "Prêt Industries Créatives" visera à mettre à disposition des entreprises de ces secteurs un portefeuille de 30 millions d’euros de prêts au cours des deux prochaines années. Plus de 200 PME des secteurs culturels et créatifs (notamment le cinéma, le théâtre, la production de jeux vidéo, la musique et la performance, ainsi que les secteurs de l'édition) devraient bénéficier de ce nouveau dispositif. Ce nouveau mécanisme inclut également des activités de renforcement des capacités des intermédiaires financiers afin de leur donner une expertise spécifique sur ces secteurs. Les experts seront sélectionnés ultérieurement par le FEI via un appel d'offres qui sera prochainement publié.

Modalités du prêt :

  • Prêt sans garantie sur l’entreprise, ni son dirigeant
  • Financement compris entre 50 K€ à 400 K€ (par bilan ou période de 12 mois)
  • D’un montant maximum égal à celui des fonds propres ou quasi fonds propres de l’entreprise
  • D’une durée de 7 ans dont 2 ans de différé d’amortissement du capital
  • Cofinancement 1 pour 1 obligatoire (bancaire, apport en fonds propres, crowdfunding)

Pour information, les secteurs culturels et créatifs représentent en France près de 500 000 entreprises du luxe, de l’architecture, de la mode, des arts visuels et décoratifs, de la gastronomie ou encore du spectacle vivant, pèsent 104 milliards d’euros du PIB, et représentent 1,7 million d’emplois.. Toutefois, l'accès au financement est souvent plus difficile pour les entreprises de ces secteurs notamment en raison "de la nature incorporelle de leurs actifs et garanties, de la taille limitée du marché, de l’incertitude de la demande et du manque d’expertise des intermédiaires financiers pour répondre aux spécificités du secteur".


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